Se rendre visible sur la toile : début d’expérience

Ça ne surprend plus personne aujourd’hui, mais pour se faire lire et exister un peu sur les internets, il faut savoir tirer parti des réseaux sociaux.

posing red carpet GIF by Rocketman

Quand j’étais ado, avec une splendide connexion 24h par mois de chez Wanadoo (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…), ce n’était pas si évident. Annuaires de sites, copinage sur des forums, échange de liens et de bannières, meta-mots à glisser dans une balise <head> du site pour se faire référencer par les robots… bref, il fallait un peu fouiner et pas juste mettre des « j’aime », « partage », « retweet », etc…

Je n’ai jamais été très douée pour faire ma publicité. J’avais mon site, mais il ne générait pas tant de trafic que ça. Je le gardais parce que j’aimais bidouiller du code. J’avais aussi posté mes écrits sur les grosses plates formes de fanfictions de l’époque, ça me suffisait. J’avais des lecteurs, mais je ne sais pas trop comment ils arrivaient sur mes écrits. Wattpad commençait à peine quand j’ai décidé d’arrêter d’écrire des fanfictions.

Maintenant que je « reviens », je ne peux plus faire l’impasse sur les réseaux sociaux. J’ai d’ailleurs un compte Instagram, Twitter et Facebook. Depuis les quelques semaines que je les ai créés, qu’est-ce que je peux dire de l’utilisation que j’en fais ?

Instagram, royaume de l’image

selfie GIF by EVIEWHY

J’ai commencé à poster dans le compte Instagram avant d’ouvrir ce site. Mon idée première était de poster des morceaux de trucs, des histoires minute, en essayant d’être un peu visuelle. Bon, on ne va pas dire que c’est une grande réussite, je n’ai pas vraiment la fibre artistique pour ça. Je ne prend pas de jolies photos avec mise en scène, je n’ai ni matériel, ni temps. J’ai tenté des bouts de trucs. J’expérimente. C’est aussi fait pour ça.

La force d’Instagram, c’est l’utilité des mots-dièse, les fameux hastags. Ça permet d’être référencé, visible dans le module de recherche ou les suggestions faites par l’application. Il faudra donc apporter un soin particulier au choix de ces fameux mots. #writersofinstragram annonce la couleur. Cependant, force est de constater que les plus référencés sont les mots anglais. Le lecteur français sera naturellement attiré par les mots dans sa langue, mais ce n’est pas inutile de doubler les langues, surtout si on partage autre chose que ses écrits.

Pour le moment, j’ai une cinquantaine d’abonnés, la plupart est arrivée ces derniers jours quand j’ai commencé à partager mes lectures et celles que je fais à mes enfants, que j’ai aussi commencé à poster plus régulièrement et à suivre des gens. Instagram est une mine d’or pour les lecteurs, avec de jolies photos. Le nombre de billets portant le #bookstagram ( presque 32 millions au moment de la rédaction de cet article) en dit long.

Twitter, blabla et rageux

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Twitter, c’est hyper chronophage. C’est très simple de se relier à un réseau de personnes. Évidemment, revers de la médaille, plus on suit des gens, plus on passe du temps à lire. Twitter, c’est de l’immédiat, du chaud, du vite oublié. J’apprécie pouvoir enregistrer certains tweet.

Ce que je peux dire, c’est que la concurrence est rude. Twitter semble très plébiscité par les auteurs. Promotion de leur travail, réseautage, entraide, partage d’informations… Les usages sont multiples. Mais ça va vite. Très vite. je pense qu’on vite se noyer. Mais en même temps, il semblerait que pour survivre sur cette plateforme, il faut un minimum d’activité.

Quand j’ai lancé mon compte, j’ai rapidement eu plus d’abonnés que mon compte Instagram. Puis, ça s’est tassé et maintenant, je n’ai pas plus de 30 abonnés. Je ne suis peut-être pas active comme il faut, mais pour le moment ça va. Je mets des « j’aime » et je retweete des trucs que je trouve dans mon fil d’actualités. Parfois, je blablate un peu, mais je ne sais pas trop quoi dire. Je n’ai pas non plus envie de raconter ma vie.

Peut-être devrais-je user de plus de hastags ?

Beaucoup de gens parlent de ce qu’ils mettent le matin, ce qu’ils mangent ou leur humeur du jour. Personnellement, j’ai peur d’ennuyer les gens. Peut-être que quand j’aurais publié, je jouerais aussi à ça.

Twitter, c’est aussi l’espace publique où les gens râlent. Ou s’insultent. J’essaie de limiter le type de comptes que je suis à ceux consacrés à l’écriture, mais cela n’empêche pas parfois que la bêtise et la méchanceté humaine filtre. Et Twitter, c’est la réaction à chaud, parfois les insultes qui se croisent et ça fatigue.

Facebook, dépassé ?

old betty white GIF

Parallèlement à ce site, j’ai créé une page Facebook. Ayant vu un paquet de sites avec leur page FB dédiée, je me suis dit que j’allais faire pareil. J’ai un compte personnel sur Facebook et l’abonnement aux pages des sites que j’aime bien est une façon pour moi d’avoir rapidement accès aux dernières publications sans me rendre sur le site pour vérifier moi-même. Gain de temps, centralisation des liens. Pratique.

Mais bon, on va dire que je ne sais peut-être pas utiliser ce médium non plus. J’ai des vues, d’après l’outil statistique, mais pas de « like » ni de commentaires. Je pense que je vais devoir revoir ma stratégie avec ce format. Qu’est-ce qui est particulier avec les utilisateurs de Facebook ? A moins que ce soit une histoire d’algorithme, le fameux algorithme de Facebook qui fait râler nombre de ses utilisateurs ?

En résumé

Pour le moment, mon expérience la plus probante en matière de trafic vers mes écrits, c’est Instagram. L’expérience de mon compte consacré à ma vie de maman instruisant en famille doit beaucoup jouer. Après, Twitter offre une communauté très active, à moi de trouver les bons tuyaux. Quand à Facebook, il va falloir que je me penche sur son cas avec plus de sérieux.

Toutefois, il va sans dire que la visibilité sur Internet dépend aussi grandement de ma productivité. Je dois aussi écrire pour pouvoir présenter mon travail aux gens. CQFD.

hilarious kermit the frog GIF

Et vous ? Quelle est votre expérience des réseaux sociaux ? Votre chouchou ?

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bonjour. Je viens de commencer twitter pour avoir un semblant de promo pour mon 1er livre autopublié. Mais c’est énergivore. Et côté pub c’est raté. Trop de monde fait pareil. On y va pour vendre son livre et on se retrouverait presque à faire son marché. Wattpad, n’en parlons pas ! J’ai laissé mon texte, mais je n’en espère pas grand chose. Quelques vues en plus d’un an et encore, avec beaucoup d’effort, des mois à lire et commenter les textes des autres pour trois demis vues. J’aurais dû écrire une histoire de jambes en l’air. Là chou blanc. Facebook me rend un peu visible. J’ai plus de lecteurs sur mon blog. C’est ce dernier qui est le plus lu. Mais on vole bas dans les pâquerettes. Quelques « j’aime », quelques commentaires. Très très peu si on considère que je commence à avoir un vingtaine de vues par jour. Pas de quoi faire une orgie. Sans oublier qu’il faut mettre continuellement du contenu, sinon, ça n’a pas d’intérêt. Ou alors je me dis que mes articles sont trop sérieux. J’ai lu des blogs remplis de commentaires qui racontaient des « coucou les choupinoux » ou l’histoire de « j’aime un mec, je vais le voir », … Enfin bref un vrai roman photo. Je me vois mal me la raconter Causette qui cherche quéquette pour remplir mes vues et mes pages de commentaires.
    Donc je confirme, nous sommes tellement nombreux sur la toile qu’on s’y noierait presque grand inconnu dans un siècle en extinction.
    Merci pour ton article.
    Bise

    1. Bonjour Gigi !
      Merci d’avoir pris le temps de commenter et de partager ton expérience !
      Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse !
      Difficile de se faire une place au soleil, tant les auteurs sont nombreux. Et c’est chronophage, je suis tout à fait d’accord !
      L’impression de parler dans le vide est désagréable, aussi.
      A la réflexion, je n’ai pas forcément envie d’y passer toute mon énergie, mais j’ai décidé d’y consacrer un peu de temps quand même. Si cela me permet de faire de jolies rencontres virtuelles, ça vaut quand même le coup.
      La preuve, je viens d’aller sur ton site et je suis intriguée, j’ai bien envie d’aller voir ton univers !

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