Mes lectures de l’été

D’accord, nous sommes… euh, en octobre. Des semaines que ce post vire au jour suivant manque de temps.

Avancée : 38/52

Juillet n’a pas du tout été le mois de la lecture. J’étais assez prise par mon déménagement.

J’ai cependant lu un peu.

Je ne savais pas trop quoi prendre à la bibliothèque ce mois-ci. Il y avait celui-ci, mis en avant dans le présentoir « Fantasy », rapport à la dernière saison de Game of Thrones.

C’était une lecture sympathique. Première fois que je lisais George R. R. Martin en version originale et il faut dire que ça se lit plutôt facilement. Rien à voir avec le style pompeux que la version traduite nous fait subir.

Dans ce recueil de trois nouvelles, on se trouve une centaine d’années avant le début du Trône de fer. On suit les aventures de Dunk, chevalier errant et Egg, son écuyer. Bon, ça parle de Targaryen aussi. Et on apprend pas mal de choses sur la guerre qui a opposé ces derniers aux Blackfire, les bâtards issus de la lignée principale. J’avoue parfois avoir été un peu perdue parmi tous les noms de ces Targaryen, si similaires.

Concernant, l’histoire en elle même, c’est plutôt sympathique. Si on aime les romans de chevalerie, on est servi. Peut-être moins si on aime le Trône de fer de manière générale. Les Targaryen sont un fil qui relie les deux œuvres, mais c’est tout. J’ai plus aimé le personnage d’Egg que de Dunk. Lui, il est un peu benêt, une sorte d’archétype du chevalier noble de cœur, mais qui évidemment, va faire un peu n’importe quoi au nom de ses valeurs.

Comme on a trois nouvelles réunies, on peut reprocher l’aspect un peu décousu de l’ensemble. J’ai eu cette désagréable impression que ce n’était pas vraiment fini. Quand on connaît un peu l’histoire de Dunk, on reste un peu sur sa faim au moment de refermer le livre. Je pense que si on est vraiment passionné par l’univers de Martin, le livre s’apprécie, mais il ne faut pas s’attendre à retrouver la même chose que le Trône de fer.

Je pense que je vais tricher un peu et compter ce pavé comme les sept livres qui le composent. Ça m’a pris un moment pour lire tout ça. J’avais donc lu le tome deux il y a quelques mois et quelqu’un m’a prêté l’intégrale en français, histoire que je ne reste pas sur mes impressions premières.

On ne peut nier le super boulot de C. S. Lewis sur son univers. Il est très fouillé, construit, et punaise, il est cohérent. C’est quand même un fondamental en Fantasy, la cohérence. Oui, on peut y croire, il n’y a rien qui choque ou quoique ce soit. Et là-dessus, rien à redire.

J’ai bien aimé lire Narnia. Cependant, je n’ai pas été happée par cette lecture comme j’ai pu l’être par le Seigneur des Anneaux, par exemple. Je pense que c’est la faute des personnages. Je les ai trouvé très plats. Pour moi, on a clairement un récit qui est mené par le scénario. Les personnages agissent pour l’histoire et non l’inverse. Du coup, j’ai l’impression qu’ils n’ont aucun libre arbitre. Et ça me dérange un peu. J’aime les personnages qui se battent avec ce qui leur arrive. Ici, on a des personnages qui ont une mission à mener et qui y arrivent, on sait qu’ils vont y arriver, du coup, tout ce qui pourrait être mis sur leur passage n’a pas vraiment d’importance. Certes, c’est un peu pareil pour le Seigneur des Anneaux, mais je pense que le style d’écriture et la façon d’amener la quête est quand même plus travaillée. Oui, on pourrait dire que Narnia, c’est plutôt pour les enfants, alors comparons le plutôt au Hobbit, mais je reste sur mes impressions quand même. Je n’ai pas eu envie de coller des tartes à Bilbo. Par contre, Peter et compagnie, si. Trop lisses, trop prévisibles. Trop nobles, en fait. On va dire qu’Edmund, voire leur cousin dont j’ai oublié le nom, sauvent un peu les meubles de ce côté-là, même si leurs comportements changent un peu trop facilement.

Et puis la fin… Enfin, la fin, quoi. Ça m’a tellement surprise que j’en ai ri. Je ne dirais rien de plus, mais ça fait un peu comme si C.S. Lewis n’avait pas su finir comme il aurait dû, qu’il fallait que ça se finisse bien, mais pas vraiment. Une fin ouverte amenée comme un cheveu sur la soupe. Finir sans vouloir finir. Enfin, il faut l’avoir lu pour se faire une idée de la chose. Pas évident d’expliquer mon ressenti sans gâcher la fin.

Je suis tombée sur ce livre en vacances. Le titre m’a intriguée, il fait écho à mon vécu personnel. Je me suis dit « pourquoi pas. » C’est un joli hommage d’un fils à sa mère. Parfois un peu longuet et pompeux, enfin, de mon point de vue.

Je me rends compte en écrivant ce compte-rendu que je ne peux pas vraiment parler de mon ressenti, c’est trop personnel. Mais j’ai bien aimé cette lecture.

Nouvelle ville. Nouvelle bibliothèque. J’ai dû vite trouver quelque chose et mon regard est tombé sur ce classique de la littérature anglaise moderne. J’ai dû regarder quelques extraits du film, ce qui fait que j’ai une image mentale de certains personnages (ce pull !). Le ton est mordant, j’ai vraiment bien ri.. Bridget est parfois la reine de la loose. L’auteur a vraiment le truc pour qu’on adhère au livre et qu’on le lise comme on déguste du thé, à petites gorgées. Cette vision de la trentaine n’est pas celle qui correspond à ma réalité, mais ça m’a quand même bien plu. En plus, j’ai appris plein de mots d’argot en anglais. Bon, je ne suis pas sûre que je puisse les recaser dans une conversation.

Je ne sais pas ce que valent les suites. En tout cas, celui-là est vraiment sympa. J’ai passé un bon moment.

Voilà pour cet été. C’était finalement un été assez fourni. Et vous qu’avez-vous lu cet été ?

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