NaNoWriMo 2019

Attention, ceci est un article méta. C’est-à-dire que je l’ai rédigé afin de faire monter mon compteur pour le Nano tout en parlant du Nano. C’est fort, hein.

NaNoWriMo, kézako ?

Bon, pour les trois du fond qui ne suivent pas, je répète encore une fois ce qu’est le NanoWriMo. 

Il s’agit d’un défi d’écriture mondiale qui a lieu au tout au long du mois de novembre du 1er au 30. Il va s’agir d’écrire une nouvelle de 50 000 mots en 30 jours. 

Oui, 50 000 mots en 30 jours. 

Ça nous donne 1667 mots par jour, et quand on n’écrit pas, on se rend pas compte que c’est un truc de malade. 

Moi, je suis inscrite sur le site du NaNo depuis 2009. Cependant, ce n’est pas ma dixième participation cette année, j’ai eu quelques années où je n’ai pas participé pour certaines raison. Là, ça doit être ma sixième participation, je crois. Je sais plus parce que le nouveau site du NaNoWriMo a perdu pas mal d’informations avec sa dernière mise à jour.

En général, les derniers NaNo auquel j’ai participé m’ont permis :

1. de finir des fanfictions que je traînais depuis 10 ans,

2. de lancer un premier jet pour un roman que je traîne depuis longtemps, mais dont je vais jeter la plupart des mots à la poubelle. Oui, c’est comme ça. 

Cette année, j’ai décidé d’être une grosse rebelle. Non, je n’ai pas écrit une nouvelle de 50 000 mots. Mon NaNo 2019, j’ai décidé de le consacrer à l’avancée du projet que je traîne depuis des mois.  (On remarquera maintenant que je parle en terme de mois et non d’années, ce qui est un quelque chose d’énorme chez moi). 

Préparatifs (ou pas)

A la base, je devais pas le faire cette année. Ça ne me disait rien, j’avais foiré mes deux CampNaNo, je me suis dit que, bon, allez 50 000 mots en un mois, je n’en étais pas vraiment capable physiquement. La fatigue, principalement. 

Écrire en 1667 mots par jour, quand on a ses deux enfants quasiment h24 avec soi,  c’est pas facile. Je ne me voyais pas relever ce défi. 

Cependant, comme je suis une girouette indécise, une copine ayant voulu tenter pour la première fois le défi, je me suis dit : “Tiens, pourquoi pas, comme ça on se soutiendra mutuellement”. 

Car j’avoue que, même si le Nano, c’est une super communauté de gens complètement tarés et sympathiques, je n’ai jamais réussi à participer activement à cette communauté, trop concentrée à pondre mon quota de mots par jour et n’ayant pas vraiment beaucoup de temps pour les extras. Donc pour la première fois, je n’ai pas fait le NaNoWriMo dans mon coin.

En fait, le cheminement pour le Nano était un poil plus compliqué car avant de commencer, je m’étais dit que pour une fois, j’allais préparer un peu plus que d’habitude. J’étais donc partie avec une idée de nouvelle, quelque chose qui n’allait pas encore une fois dépasser 50 000 mots, parce que moi, je ne sais pas faire court.

Donc, un nouveau projet. Oui. Parce que quand on aime faire compliqué, on multiplie les projets, bien sûr ! 

Sauf que.

Mon cerveau est quelque chose d’assez nébuleux. 

Il y a un point qui est important ici. Je ne roule pas du tout sur l’or. Vivre au Royaume-Uni, c’est compliqué financièrement. Alors, si  à Londres j’ai pu donner des cours ( ce qui a permis de ne pas être dans le rouge), dans notre nouvelle petite ville à la campagne, ce n’est pas si simple. D’autant plus que je n’ai plus du tout envie de donner de cours. J’ai envie de lancer quelque chose à moi. Et j’ai une idée. Qui me trotte depuis un moment dans la tête. Et fin octobre, je me rends compte qu’elle se prête bien au NaNoWriMo !

Ce qui fait que le 28 octobre, revirement complet.

Je mets de côté les préparations de la nouvelle et je prépare à l’arrache (car à l’arrache c’est mon deuxième prénom) des points de passage obligatoires pour le Nano. Je balise grossièrement mon chemin. 

Comme j’aime la difficulté, je me lance dans un style d’écriture que je ne maîtrise absolument pas : l’écriture pour enfants. Ce balisage me rassure. Pondre 1667 mots par jour, ce n’est pas rien et je n’ai pas de temps à perdre à réfléchir à quoi écrire. 

À cela j’ajoute quand même que pendant dix jours en novembre j’ai eu de la visite de la famille, ce qui ne fait pas forcément bon ménage avec l’écriture intensive. Mais bon, ça c’était prévu depuis longtemps et je ne vais pas cracher sur un peu de visite. Quand on expatrié, c’est quand même quelque chose de précieux.

Donc, j’ai écrit en novembre

Alors qu’est-ce qu’on a eu en ce mois de novembre ? On a eu quelqu’un qui a écrit, mais pas forcément de manière conventionnelle pour le défi. Des fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir un petit peu trich.  En vérité, j’ai passé la plupart de mon temps d’écriture à dicter le texte à l’aide de l’outil “dictée” de mon iPod. Ce qui a donné quand même une certaine aisance dans l’écriture. Toutefois, c’est quand même assez compliqué car cela demande une gymnastique mentale qui consiste à parler comment on écrit. Cela dit, disons que c’est quand même assez facile. 

Et en plus, comme c’était de la littérature enfants, j’ai pu dicter durant la journée en présence de mes deux Schtroumpfs. Je rappelle je suis en instruction en famille et mes enfants sont quasiment tout le temps avec moi. 

Cela a même permis de faire de grandes activités sympathiques avec mon fils aîné qui a voulu participer et m’aider à certains scénarii. J’ai  donc quelques histoires sous le coude avec des princesses, des fées, des nymphes et des choses un petit peu rocambolesques. C’était vraiment un moment partagé que j’ai beaucoup apprécié et je pense qu’on va se refaire des sessions hors NaNoWriMo. 

Je n’ai pas forcément écrit que de la fiction.  En plus de ce blog, je possède un autre site dédié à l’expatriation et à l’instruction en famille à remplir. J’avais aussi deux trois textes non fictifs à écrire depuis un moment.  Cela m’a permis de donner un gros coup de pieds dans mes fesses pour avancer ces écrits qui traînaient depuis des semaines voire des mois. Et c’était un peu facile, car je savais depuis longtemps la teneur de ces articles. Alterner fiction et non fiction m’a permis de ne pas me lasser et de donner un bon coup de collier quand je perdais du terrain. Évidemment, c’est écrit à la chaîne, avec un outil de dictée qui a tendance à changer certains mots voir certains bouts de phrase, la relecture risque d’être un petit peu longuette. Mais au moins, il y a quelque chose d’écrit. N’oublions pas que cela reste le principe du NaNo. 

Dans l’absolu, je suis plutôt satisfaite. C’est plus simple en fait pour moi de tenir la distance en alternant différentes choses.

NaNo Rebelle

En effet, les derniers camps NaNo que j’ai faits m’ont montré que, dans mes états psychologique et physique actuels, c’est-à-dire ceux d’une mère de famille complètement crevée, qui ne dort pas bien la nuit,  rester concentrée exclusivement sur un projet écrit comme un roman, est assez compliqué, surtout quand il faut faire avancer le compteur. Je me rends compte que comme j’ai du mal à me concentrer, je me lasse extrêmement vite. Je me suis souvent retrouvée avec des blocages de mots durant ce mois de novembre.  Il est arrivé que je n’aie pas réussi à écrire de la journée, parce que j’étais trop fatiguée, ou parce que les enfants m’ont sollicitée en permanence, ou que je me suis écroulée comme une grosse merde à partir de 20 heures.

 Je me suis donc rapidement tournée,  vers l’écriture de mes articles pour mes sites. C’était nécessaire si je voulais maintenir la motivation du Nano et il me dire que quand même j’avançais comme les projets même si c’est pas forcément les projets qui vont me rapporter du pognon bientôt. Je suis quelqu’un qui a du mal à laisser tomber.  Je pense notamment à mon site sur l’expatriation et l’instruction en famille qui ne décolle pas forcément très bien, mais, comme il y a vraiment pas d’informations pour les francophones expatriés sur ce sujet, je me dis quand même que ça sert à quelque chose pour quelqu’un, j’ai quelques visites sur la page Facebook le petit groupe vivote un peu. J’aime bien quand même, même si c’est sûr que ça me prend du temps pour d’autres projets. 

Après, le fait d’écrire plein de petites histoires très différentes, ça évite aussi l’effet de lassitude. Je me suis bien amusée à écrire ces petites histoires, même si je sors complètement de mes écrits habituel, plutôt destinés à des adultes ou des adolescents. Mais c’était rigolo. Essayer de jouer avec la langue. Évidemment, du travail à faire pour rendre ça plus musical, chantant et enfantin. Aussi, ça m’a un peu forcé à faire court. Je n’ai pas toujours réussi J’ai toujours tendance à faire des phrases kilométriques, un peu chiantes, ou à décrire des trucs longuement. Il va falloir retravailler ça, c’est clair. Tailler dans le vif. 

Finalement, écrire pour les petites enfants, ce n’est pas si simple. Même si finalement j’ai fini par avoir une longue liste de scénarii à faire. C’est drôle, parce que j’étais toujours persuadée de ne pouvoir écrire que très peu de choses et de me cantonner qu’à un seul truc. Je me souviens, quand j’ai terminé mes deux grosses fanfictions fleuves, il y a quelques années, je me suis dit que, finalement, je n’ai plus rien à raconter. Que la fiction originale, c’était pas pour moi. Le seul truc que je ferais dans ma vie, niveau écriture, c’est de publier l’histoire qui me trotte dans la tête depuis quelques années et que je ne ferai rien d’autre. Finalement, le NaNoWriMo m’a prouvé le contraire. Que ce soit le projet que j’avais prévu à la base, ou tous ces petites histoires que j’ai écrit en novembre. 

Conclusion

Pour résumer cet article qui commence à être un petit peu kilométrique, je dirais que dans l’ensemble je suis plutôt satisfaite. Même si la fatigue en dernière semaine s’est fait énormément ressentir,qu’actuellement, je suis vraiment au bout du rouleau. Donc je vais à mettre un peu en stand-by l’écriture en décembre, je vais me reposer, préparer Noël pénard. Écrire un peu aussi ça me chante mais sans forcer. Relire plus tard, peut-être juste les articles qui sont quasiment terminés et dont la relecture demande très peu de travail. Mais c’est tout. 

Le Nano, c’est épuisant, c’est mettre ses tripes sur la table, ce sont les cernes qui creusent le visage, le cerveau qui n’en peut plus. C’est vraiment une course de fou, qui met énormément de ressources à profit. Cependant, j’aime quand même bien le faire, parce que ça fout un sacré coup de pied dans le cul. 

Donc résumons cela nous fait donc quelques chiffres. J’ai écrit 50 017  mots, ça a donné :

  • 3 articles pour chez Mélanie.
  • 11 articles pour Expatrief, mon autre blog. 
  • 2 articles pour mon profil LinkedIn.
  • 20 histoires pour enfants pour mon projet pro. (Restez connectés, sortie prévue en mars 2020).
  • 6 histoires avec mon grand. 

Pas mal, je trouve.

Et vous, chers amis écrivains et écrivaines, avez-vous fait le NaNo ? Quel bilan en tirez-vous ?

 Et pour les autres, ça ne vous tenterait pas de le faire l’année prochaine ?

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